Education par le numérique avec le soutien de
et
     
 


Juillet 2010 : Haïti futur démarre son projet-pilote d'éducation par le numérique avec le soutien de la Fondation de France.


   L’éducation haïtienne

   Haïti Futur et l’éducation

   Première expérience d’enseignement numérique en milieu rural :
     l’expérience de Fond Jean-Noël


   Points-clefs de la réussite d’un programme d’éducation
     numérique


   Calendrier du programme



1) L’éducation haïtienne


1.1 Le constat

La question essentielle de l’éducation vient de donner lieu à un rapport « Pour un pacte national sur l’éducation en Haïti » (Cf :
http://www.commissioneducation.ht). Le constat est sévère, citons l’avant-propos :« Le pays a donc choisi de ne pas investir dans l’éducation alors que la pression démographique (3,5% en 2010, parmi les plus élevés de la Région) ne fait qu’accroître davantage la demande de ressources pour le secteur éducatif.

Comment s’étonner dès lors que pour l’année 2008, par exemple, le pays comportait 2 793 829 Haïtiennes et Haïtiens (soit 38,8% de la population totale) qui n’ont jamais fréquenté une salle de classe ?

Que l’Etat ne possède que 8% des écoles fondamentales et que 82% des enfants inscrits à l’Ecole fondamentale se trouvent dans un établissement privé ?

Que 56% de ces écoles fonctionnent dans des structures non prévues à cet effet (maisons d’habitation, églises et tonnelles) ?

Que 91% de ces écoles se trouvant en milieu rural fonctionnent sans électricité ? Que 65% d’entre elles fonctionnent sans eau courante ?

Que sur 100 élèves qui rentrent en 1ère année fondamentale seulement 29 d’entre eux parviendront au secondaire ? Que
seulement 1,7% des enfants handicapés d’âge scolaire ont la chance de fréquenter une école ?

Ce pattern peut-il changer ? Une rupture est-elle possible ? ».

Des chiffres d’autres rapports complètent ce dramatique constat :

· 40% de la population haïtienne a moins de 15 ans (3,6 Millions)
· 50% des enfants d'âge scolaire n'allaient pas à l'école avant le tremblement de terre.
· Environ 375 000 enfants entre 6 et 11 ans (soit un tiers de ce groupe d’âge) ne sont pas scolarisés.

Le système éducatif est marqué par une importante proportion d’élèves « sur âgés », phénomène dû à l’entrée tardive à l’école pour des raisons économiques ou encore au redoublement causé par la faible qualité de l’enseignement et des conditions d’apprentissage.



1.2 Le français et le créole

Dans les six années du primaire, le français et le créole constituent les deux langues d'enseignement à égalité, théoriquement du moins. L'enseignement du créole en Haïti trouve son fondement juridique dans la loi du 18 septembre 1979. Cette loi importante autorise l'usage du créole comme langue écrite et parlée dans l’enseignement.

Dans la capitale, l'enseignement se fait surtout en français; dans les petites villes et les villages de province, il se fait en créole; dans les écoles des milieux favorisés de la capitale, on n'enseigne qu'en français. Les manuels scolaires sont presque tous rédigés en français, à l'exception des grammaires du créole. Durant le secondaire, le français bénéficie de sept ou huit heures d'enseignement, contre une seule pour le créole.


1.3. Les enseignants

Depuis le tremblement de terre, la moitié des écoles (de 10 000 à 12 000) ont été détruites ou sont réputées dangereuses. Il faut aussi souligner la situation des enseignants, qui n'est pas nouvelle.

Avant le 12 janvier 2010, il y avait environ 20 000 enseignants dans les écoles publiques du pays, dont 7000 à Port-au-Prince. Nous savons maintenant que 38 000 élèves et 1300 enseignants sont décédés lors du séisme. Chose certaine, il y aura pénurie d’enseignants, tant dans les écoles publiques que privées.

Sur les 60 000 enseignants de l’Ecole Fondamentale, près de 80% n’ont pas reçu de formation initiale de base. Environ 40% de ces 80% n’ont pas le niveau de 9ème année du Fondamentale (équivalent de la 4ème secondaire). Seuls 5% ont une formation universitaire, 10% ont fait une école normale et 6% sont détenteurs d’un certificat d’aptitude à l’enseignement.

Dans l'ensemble, ceux qui enseignent dans les milieux urbains sont mieux préparés que ceux qui enseignent dans les écoles rurales. En général, les enseignants ne sont pas formés pour instruire les enfants en créole et ne peuvent que difficilement l'écrire; dans les zones rurales, la majorité des enseignants maîtrisent mal le français. On constate que de nombreux enseignants travaillent à la fois dans le public et le privé, ce qui engendre des problèmes de non-disponibilité, c'est-à-dire d'absences périodiques des professeurs dans les écoles.




2) Haïti Futur et l'éducation


2.1 Les projets




Carte des projets d’Haïti Futur



Haïti Futur soutient des projets éducatifs de différentes natures, concernant tous les niveaux scolaires depuis sa création. Environ six mille élèves sont actuellement concernés par les projets de l’association.


Petite enfance

Ecole maternelle Youpi Youpi (Port-au-Prince - Delmas 24)
Jardin d'enfants dirigé par Mme Marguerite Marcelin. Le jardin d'enfants a repris en partie son activité après que le bâtiment a été endommagé. Il y accueille 150 enfants.

Ecole Les P'tits Trésors (Port-au-Prince - Santo )
Ecole Montessori dirigée par Ghyslaine Jean Louis, délocalisée dans le quartier de Santo 15 après la destruction de ses bâtiments à Port-au-Prince lors du séisme. Elle y accueille 101 enfants de 3 à 6 ans.

Jardin d'enfants Nouvelle Génération (Camp-Perrin)
Ce jardin d'enfants accueille 80 enfants de 2 à 6 ans. Depuis le séisme une quinzaine d’enfants venant de Port-au-Prince y ont été accueillis.


Ecoles primaires et secondaires

Orphelinat Saint-François (Ile à Vache)
Cette institution, dirigée par soeur Flora, regroupe une école de 450 enfants, un dispensaire et différentes structures d'aide à la population de l'île.

Ecoles des Balisiers et de Roche-Pierre (Paradis des Indiens aux Abricots)
Ces deux établissements font partie d'un regroupement de 11 écoles dirigées par Michaëlle de Verteuil, situées dans les Mornes, près de Jérémie et rassemble aujourd'hui plus de 3 000 enfants. En plus de l’éducation académique, les élèves reçoivent un apprentissage dans une formation professionnelle manuelle et des cours sur la reforestation et sur l’agriculture. De nombreux enfants y ont été accueillis après le séisme.

Centre d'Education Fondamentale (Fonds Jean Noël, section communale de Marigot)

Dirigée par M. Gheto Sevère. L’école a été créée en 1988 à l’initiative de la communauté avec l’aide de Jacky Lumarque (actuel Recteur de l’Université Quisqueya) comme une école primaire dotée d’un unique cycle de base de quatre ans. L’objectif de l’initiative était de créer une formule locale d’accès à l’école pour les enfants de la zone qui devaient marcher plusieurs kilomètres à pied pour se rendreà l’Ecole nationale de Péredo, laquelle n’était pas accessible en saison pluvieuse en raison des crues
fréquentes des rivières Pavé et Figuier que les élèves devaient traverser... Aujourd'hui l'école a intégré le niveau secondaire avec des classes de Rétho et de Philo. Elle y accueille 650 élèves dont 55 de plus après le séisme.

Collège primaire et secondaire (centre culturel et classique / Pétion-ville)

Dirigé par M. Gary Pérodin et ses 2 frères qui, après leurs études en France ont repris l’école fondée par leur mère, ce collège fournit un enseignement de qualité dans cette zone populaire de Delmas. Partiellement effondrée lors du séisme, elle accueille 1 200 élèves dans de nouveaux locaux.

Ecole Jardin Fleuri (Marigot)
Les classes primaires et secondaires de ces deux école qui regroupent environ 200 élèves ont été délocalisées dans des classes "de toile" depuis le séisme.

Ecole de Canaan (Camp Perrin)
Ecole primaire et secondaire de 150 élèves. Une école de proximité pour les enfants démunis. Projet en cours d'évaluation.

Mazenod (Camp Perrin)
Ecoles primaire et secondaire dirigées par l'ordre des Oblats et créées en 1945. Intégrées à d'autres institutions telles que dispensaire, imprimerie, centre de formation pour adultes et centre d'alphabétisation pour les enfants en domesticité. Cette école de 625 élèves a accueilli une quarantaine d’enfants après le séisme.

Ecole Wilner Antoine et centre d'Education professionnelle des Gonaïves (Gonaïves)
Ces deux établissements sont en cours d'évaluation.


2.2 Types d'action

L'association intervient de différentes manières auprès des écoles qu'elle a repérées et dont elle a validé sur le terrain la pérennité et la qualité du corps enseignant et des projets pédagogiques. Ces interventions sont les suivantes:

Fourniture de matériel éducatif (achat de livres, de matériel pédagogique)

Ecole primaire et secondaire de Pétion-ville / Youpi Youpi / Ecole Nouvelle Génération de Camp Perrin : prise en charge des salaires d'enseignants et bourses scolaires.

Centre d'Education Fondamentale de Fond Jean Noël : participation au budget de fonctionnement des établissements (et en particulier des coûts consécutifs à l'accueil des enfants réfugiés de Port-au-Prince depuis le séisme) : Equipement numérique de l'école (voir ci-après).

Autres interventions ponctuelles :


Participation au financement des études de médecine à St Domingue d'un élève de l'orphelinat de l'Ile à Vache.

Organisation de collectes de fonds auprès des anciens élèves de Mazenod (pour la plupart ayant quitté Haïti) afin de financer des projets de rénovation et de numérisation de l'établissement.

Mise en place d'un stage d'une des membres d'Haïti Futur, Valérie Féquière, à l'école des P'tits Trésors de Port-au- Prince.

Bibliothèque Oswald Durand de Dondon : fourniture de matériel et d’ouvrages.

Fondation Culture Création : mise en place d’un atelier « Timoun Rézistans » dans le cadre du programme « Education par l’art».

Ecole St-Paul des Gonaives : participation à la création d’une banque de livres pour les élèves du collège après les inondations des Gonaïves.



3) Première expérience d’enseignement numérique en milieu rural : Fond Jean-Noël

En 2003, le directeur de l'école nous exprime le souhait de la création d'un laboratoire informatique. Après analyse des besoins et des ressources disponibles, deux membres d'Haïti Futur se rendent à Fond Jean-Noël pour y installer un atelier informatique doté de l'infrastructure nécessaire à son fonctionnement (groupe électrogène) ainsi que d'une liaison internet grâce à une parabole satellitaire.



Centre éducatif de Fond Jean Noël

Cette installation est complétée par une formation pratique auprès des enseignants (maintenance de base du matériel et usage bureautique). Les deux membres d'Haïti Futur, basés actuellement aux Etats-Unis, retourneront à plusieurs reprises
à Fond Jean Noël pour compléter la formation des professeurs.






   






Labo informatique - 1ère période (d'abord PC
puis portables)

 

Il est donc décidé de remplacer les PC par une formule plus moderne et intégrée de salle de classe numérique dotée d’ordinaeurs portables, d’un vidéoprojecteur et d'un tableau blanc numérique.

Cette opération est réalisée avec le concours de la société Educatech basée à Port-au-Prince qui travaille depuis plusieurs années sur le concept de classe numérique. Un "pack" complet est livré au CEF accompagné de matériel pédagogique, de quelques contenus (encyclopédie Encarta sur cd-rom) et d'une formation des professeurs à l'utilisation du tableau blanc numérique.

Un premier bilan a pu être fait avec les enseignants lors d’un séjour en Haïti, au cours de deux réunions de travailde travail organisées avec les professeurs des niveaux primaires et secondaires.

Les retours d'expérience, confirmés par notre voyage-bilan post-séisme, du 21 avril au 1er mai 2010 sont les suivants :

- Le besoin prioritairement exprimé porte sur l'accompagnement pédagogique et l'accès à des contenus maîtrisés par le corps enseignant. En ce sens les encyclopédies fournies avec le matériel sont mal utilisées ou inadéquates. Il y a une forte demande de soutien pédagogique dont nous avons eu également l'écho dans les autres établissements où nous nous sommes rendus.

- Les connexions Internet en milieu rural restent problématiques en Haïti.

- La mise à disposition d'ordinateurs - même dans des salles conçues à cette fin - ne peut jamais répondre totalement aux besoins quantitatifs: les élèves se retrouvent à 3 ou 4 par ordinateur ce qui diminue sensiblement l'efficacité des séances de travail et l’apport de l’informatique.

C'est pourquoi nous avons fait de la formation pédagogique des enseignants l'axe central de notre soutien pour les années à venir. Il nous semble que la numérisation des classes, si prometteuse, ne peut être envisagée sans de nouvelles méthodes pédagogiques, basées sur l'expérience et le pragmatisme.

Cette approche induit plusieurs conséquences :

- La nécessité de mettre en réseau nos différents projets pour favoriser les échanges et retours d'expérience mutuels.

- L'interrogation sur les moyens matériels à mettre en oeuvre. La numérisation ne peut - à court terme - être envisagée comme la simple mise à disposition d'un ordinateur par élève. D'autres démarches sont à inventer ou à trouver - moins coûteuses et plus adaptées aux réalités du terrain.

- L'importance à donner au contenu pédagogique, en étroite collaboration avec les enseignants. Cette analyse nous a rapproché d
e la
DIENA (Délégation Interministérielle à l’Education Numérique en Afrique) via son programme SANKORE.



4) Points-clefs de la réussite d’un programme d’éducation numérique

L’éducation numérique peut être un appui important pour répondre aux défis de l’éducation de masse et de qualité en Haïti tels qu’ils sont repris dans le « Pacte National pour l’Education en Haïti ».

L’enseignement numérique s’appuie sur un équipement de base constitué d’un ordinateur portable, d’un vidéoprojecteur et d’un Tableau Blanc Interactif (TBI) qui permet aux enseignants de dispenser leurs cours en s’appuyant sur les exercices numériques développés suivant le programme haïtien. Les cours numériques sont ludiques et permettent aux enfants d’apprendre avec plaisir. Les enseignants sont guidés par les leçons projetées sur le tableau, ce qui leur permet de sortir d’un enseignement basé sur la répétition et d’interagir avec leur classe en la faisant réfléchir, observer et participer.

La réussite d’un tel programme passe par la prise en compte de 3 éléments :

  • La qualité et le coût réduit des équipements

  • La création et/ou adaptation de contenus s’appuyant sur les programmes officiels du Ministère

  • La formation des professeurs, prenant en compte le niveau actuel du personnel enseignant.
Ces enjeux nécessitent des partenariats afin de coordonner les efforts et les énergies de chacun.


LE PROJET EN IMAGES...


 
     
 
>Installation de classes numériques à l'école des Salésiens de La Saline et de Cité Soleil (PàP), Centre
culturel de Pétionville, EFACAP de Mersan et Ecole du Père Gérard à Camp Perrin (campus Mazenod)



 
   
 
Formations d'enseignants à Port-au-Prince et à l'EFACAP de Mersan



 

Le tableau blanc interactif peut être utilisé comme un support disposant des mêmes fonctionnalités qu'un écran d'ordinateur. On peut y naviguer sur internet, visualiser une animation pédagogique ou suivre un cours du programme scolaire développé spécifiquement par une" manufacture numérique" en Haïti...

     
 



 
     
 
Cours de 1ère année de sciences expérimentales (équivalent du CP) à l'EFACAP de Mersan


4.1 Partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale en Haïti

 
Réunion de travail avec
Reynold Telfort, Directeur
de l'Enseignement Fondamental


 
Partenariat avec Yves Voltaire, recteur de l'Université Publique du Sud aux Cayes (UPSAC)


 

Signature d’une convention de coopération
avec le programme Sankoré le 26/04/2011


 

Réunion entre les équipes
de Paraschool et d’Haïti Futur



 

Le Ministère (MENFP) est très intéressé par l’appui que peut apporter l’éducation numérique pour diffuser un enseignement de qualité au plus grand nombre.

Le Directeur de l’Ecole Fondamentale au Ministère, suit et participe à cette expérience (qui pendant les 3 premières années est menée par Haïti Futur), afin d’être en capacité d’en assurer la diffusion si les évaluations s’avèrent positives.

L’EFACAP de Mersan (école d’application du Ministère qui supervise 26 écoles du district scolaire Camp-Perrin / Maniche) est un lieu privilégié d’expérimentation. Par ailleurs, l’Université Publique des Cayes et son département « Sciences de l’éducation » accompagne la démarche (fabrication de contenus pédagogiques, formation des enseignants et évaluation du programme).



4.2 Partenariat avec le programme SANKORE


La collaboration en France avec la DIENA (Délégation Interministérielle pour l’Education Numérique en Afrique – programme SANKORE) permet de bénéficier d'un savoir-faire en cours d’élaboration dans les pays d’Afrique et de l’Océan Indien. La DIENA soutient également Haïti Futur par des dons de
matériel.


4.3 Partenariat avec Paraschool

Paraschool est une société française spécialisée dans l’édition de contenus numériques. Elle rassemble des professionnels : concepteurs pédagogiques, infographistes, informaticiens et intégrateurs. Cette société travaille sur la fabrication des programmes numériques de la 1ère année
fondamentale en suivant le programme officiel haïtien.

Elle organise avec Haïti Futur le transfert de son savoir-faire avec la création et la formation d’une équipe de professionnels haïtiens qui commencera à produire à partir d’Octobre 2011 en étroite collaboration avec Paraschool.

Le transfert de savoir-faire est organisé par des accueils de stagiaires en France, des missions de Paraschool en Haïti et la mise en place d’outils de communication et de suivi entre la France et Haïti.


4.4 Partenariat avec un éditeur haïtien

Les éditions KOPVIT (Librairie de l’Action sociale) mettent leurs ouvrages scolaires à disposition pour faciliter la création de contenus numériques sans droits d’auteur. Le Ministère met également à disposition ses publications (dont celles de l’IPN – Institut Pédagogique National).




5) Calendrier du programme

 

Août 2010 à Août 2011

  • Renforcement des partenariats (Ministère de l’éducation en Haïti, SANKORE-DIENA, KOPIVIT)

  • Création des contenus numériques pour la 1ère année de l’école fondamentale avec Paraschool

  • Identification des écoles démarrant l’expérimentation, installation des équipements et formation des enseignants
Septembre 2011
  • Démarrage de l’enseignement numérique dans au moins 12 écoles pour la 1ère année de l’école fondamentale
Octobre 2011
  • Démarrage de l’équipe de fabrication de contenus numériques en Haïti (en partenariat avec Paraschool)
Octobre 2011 – Août 2012
  • Fabrication des leçons numériques de la 2ème année de l’école fondamentale

  • Elargissement de l’expérimentation : identification des écoles, installation des équipements et formation des enseignants

  • Expérimentation de production électrique photovoltaïque pour les écoles rurales
Septembre 2012
  • Elargissement de l’expérimentation à 30 classes (1ère et 2ème année fondamentale)
Octobre 2012 – Août 2013
  • Fabrication des leçons numériques de la 3ème année de l’école fondamentale
Septembre 2013
  • Elargissement de l’expérimentation à 60 classes (1ère, 2ème et 3ème année de l’école fondamentale